dimanche 21 août 2011

Rapport son-image

Je suis en train de lire "Entendre le cinéma" de Daniel Deshays paru l'an dernier chez Klincksieckqui continue la réflexion sur le rapport au son qu'il avait entammé avec son livre précédent "Pour une écriture du son".
Ici il traite du cas particulier du son au cinéma, ou du moins du son associé à une image animée.


C'est le genre de lecture qui confirme pas mal de choses !
  • Le rapport entre la projection d'une image et la diffusion sonore est abordée. Ce qui me ramène à la question de chosifier l'écran et les diffuseurs sonores pour ne plus être dans un rapport à une image ou des sons désincarnés.
  • La notion de temporalité est plus centrale. Le rapport entre la continuité sonore et la discontinuité de l'image ou dit d'une autre façon le choix d'un point d'écoute global par rapport à un point de vue variable (mouvant ou elliptique). On parle aussi du synchronisme entre image et son, le sonore validant le visuel.
Loin d'avoir terminé le livre, voici déjà pas mal de réflexions par rapport à mon dispositif, la partie sonore en particulier. Quelque part il me semble trop riche pour être maîtrisable en direct avec l'image. Son écriture me paraît trop figée ou trop absente. Dernièrement j'ai travaillé sur l'adaptation d'une partition de John Cage : What about the noise of crumpling paper.... Cette partition est basée sur des signes très simples de sons courts à l'unisson ou de matières sonores éventuellement répétées. J'avais un premier dispositif sonore pour m'accompagner sur cette base pour mon premier solo. Je l'ai par la suite enrichi, trop sans doute. L'unité ou la restriction de sons abstraits et la domination du silence me paraît ouvrir plus d'espace pour l'image et évite l'écueil qui consiste à faire converger image et son de façon plus ou moins illustrative.

But what about the noise of crumpling paper which he used to do in order to paint the series of "Papiers froissés" or tearing up paper to make "Papiers déchirés?" Arp was stimulated by water (sea, lake, and flowing waters like rivers), forests

Mais, pourquoi ne pas conserver le dispositif sonore précédent, ouvert à la manipulation et de créer un second dispositif visuel et autonome ? Une sorte de proposition inversée de la première ?
Sans doute l'occasion de travailler la prise de vue au super8, voire de fabriquer une caméra 16mm à sténopé.

références :
Site internet de Daniel Deshays (je vous conseille de prendre le temps d'écouter les conférences qui ont donné lieu par la suite à son dernier livre à la fin de la page "actualité, vestiges").
Entendre le cinéma nov. 2010
Pour une écriture du son avril 2006


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